Corps poreux
Texte d'Elise Petitberghien
J'y vois nos corps poreux,
La lumière bue à longs traits, que l'on exhale ensuite en halos, crescendo,
Nos chairs gorgées de sensations, qui se délitent et se fondent aux couleurs,
Nos peaux, enfin traversées, sourdement griffées à l'urgence.
Ne restent que la crudité du squelette, lieu du bouleversement, creuset bouillonnant,
Les longues écharpes d'éblouissement accrochées à l'ivoire de nos bras écartés
Et nos auras sublimées au polissoir de nos os.
Elise Petitberghien

